Des pistes transformées en jardins d'algues pour sauver la planète

Gianluca Riccio

Environnement

La dernière frontière de la durabilité : des algues sur les bords des voies ferrées pour capter le carbone et réduire les émissions. Voici ce que c'est.

La vision futuriste du LNER prend forme avec un projet pionnier : transformer les bords des voies ferrées en zones de culture d'algues pour un impact environnemental positif. Chaque voyage en train devient ainsi un pas en avant dans la lutte contre le changement climatique.

Une approche innovante de la durabilité

Dans un contexte de conscience environnementale croissante, le Chemin de fer du nord-est de Londres (LNER) adopte une approche pionnière pour réduire les émissions de carbone. L'idée est simple mais puissante. Quel est? Utiliser des microalgues pour absorber le dioxyde de carbone (CO2) le long des voies ferrées. Cette stratégie, qui combine innovation technologique et solutions naturelles, pourrait révolutionner la manière dont le secteur ferroviaire contribue à la lutte contre le changement climatique.

Les algues, souvent sous-estimées en raison de leur aspect peu attrayant, sont en réalité de véritables « super-héros » de l’environnement. Pouquoi? Eh bien, parce que leur capacité à absorber le CO2 est phénoménale, dépassant celle de toutes les plantes et arbres de la Terre réunis. Danny Gonzalez, Chief Digital and Innovation Officer du LNER, souligne l'importance de ces créatures microscopiques comme partie intégrante de leur stratégie pour un avenir plus vert. Toute la surface des algues est dédiée à la photosynthèse, ce qui les rend plus efficaces que les plantes terrestres pour absorber le CO2.

Rails

Jardins d'algues sur les bords des voies ferrées : le projet pilote avec Algacraft.

En collaboration avec la startup technologique Algacraft, le LNER a lancé un projet pilote pour tester l'efficacité des microalgues pour capter le carbone autour des gares. Après une période de test de cinq mois, les résultats se sont révélés prometteurs, ce qui a conduit à la décision de prolonger l'initiative.

Les bioréacteurs, qui occupent un espace comparable à celui de deux parkings, ont été installés dans des friches industrielles à proximité de la voie ferrée à la gare de Berwick-upon-Tweed, démontrant qu'un espace limité à proximité des voies peut être transformé en un espace vert productif.

Au-delà du captage du carbone

L’utilisation d’algues le long des voies ferrées va au-delà du simple captage du carbone. Ce projet représente une étape importante vers une infrastructure ferroviaire plus durable et un exemple pour d'autres industries sur la manière d'intégrer des solutions vertes dans leurs opérations quotidiennes.

L'objectif du LNER ne se limite pas à la réduction des émissions. Il s’agit d’une tentative audacieuse de réinventer le paysage urbain et rural, en transformant les zones inutilisées en atouts environnementaux vitaux.

Comment je pense

Le projet a montré des résultats prometteurs, mais il est clair qu'une évolutivité est nécessaire. Transformer l’idée en une solution à grande échelle nécessitera une planification minutieuse et l’adoption de technologies innovantes. De plus, il est essentiel de considérer l’impact à long terme sur l’environnement local et les écosystèmes pour garantir que le projet est durable à tous égards.

Cependant, des projets comme celui du LNER démontrent que la collaboration entre la nature et la technologie est non seulement possible, mais peut également conduire à des solutions efficaces et durables.

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