L'ADN d'une méduse « immortelle » pourrait prolonger la vie humaine

Gianluca Riccio

Médecine

Les dernières découvertes sur l'ADN des méduses pourraient prolonger la vie humaine, selon des études réalisées par des scientifiques de l'Université Eötvös Loránd

Des recherches récentes à l'Université Eötvös Loránd ont conduit à d'importantes découvertes dans le domaine de la génétique, explorant le potentiel de l’ADN immortel des méduses à influencer la longévité humaine. Ces études pourraient avoir un impact significatif sur notre compréhension du vieillissement et de la biologie cellulaire.

La recherche, menée par des médecins Adam Sturm e Tibor Velaï, axé sur les éléments transposables (ET) de notre ADN. Dans un article depuis peu de temps Je les ai appelés « génies sauteurs » : je suis annonceur avant vulgarisateur, et cela m'a semblé être une particularité. En fait, ces éléments sont considérés comme des pièces mobiles dans notre manuel d’instructions génétiques.

Cependant, lorsqu’ils bougent excessivement, ils peuvent affecter le fonctionnement de l’ADN. Leur instabilité pourrait être un facteur clé dans l’accélération du processus de vieillissement.

En route vers les méduses

Les chercheurs ont étudié un mécanisme particulier, appelé voie Piwi-piARN, qui régule l’activité de ces TE. Ils ont observé ce processus dans des cellules qui ne vieillissent pas, comme les cellules souches cancéreuses et les cellules souches. Turritopsis dohrnii, également connue sous le nom de « méduse immortelle ».

L'innovation de cette étude réside dans l'application de techniques permettant de réduire l'activité des ET. Lorsqu'ils ont mis en œuvre cette stratégie sur certains ET chez ces nématodes Caenorhabditis elegans, les chercheurs ont remarqué un ralentissement significatif des signes du vieillissement.

méduse
Tibor Vellai (à gauche) et Adwm Sturm (à droite).

Tests expérimentaux et impacts futurs

Dans leurs études précédentes de 2015 et 2017, Sturm et Vellai avaient émis l’hypothèse d’un lien étroit entre le système Piwi-piRNA et le concept d’immortalité biologique. Maintenant, avec leurs derniers travaux publiés dans Nature Communications (je mets le lien ici), ont fourni des preuves expérimentales pour étayer cette théorie. Il a été démontré que la gestion de l’activité des ET prolonge efficacement la vie, soulignant le rôle crucial de ces parties mobiles de l’ADN dans le processus de vieillissement.

Une analyse détaillée de l'ADN des vers a révélé des changements spécifiques dans les TE avec l'âge, en particulier dans la méthylation de l'ADN de la N6-adénine. Ces changements influencent l’activité des TE et pourraient fournir une méthode permettant de déterminer l’âge à partir de l’ADN, créant ainsi une horloge biologique précise.

Réflexions et applications potentielles

Ces découvertes ouvrent la porte à une myriade d’applications potentielles dans le monde de la médecine et de la biologie. Grâce à l’observation de la nature (en l’occurrence des méduses), nous avons acquis une compréhension plus approfondie de ces parties mobiles de l’ADN et des systèmes qui les gèrent. Nous sommes peut-être sur la bonne voie pour développer des moyens de prolonger la vie et d’améliorer la santé au cours des années plus tard.

L'approche adoptée par Sturm et Vellai est un exemple de la manière dont la recherche interdisciplinaire peut fournir des informations significatives dans les domaines de la génétique et de la biologie. Leurs travaux contribuent non seulement à notre compréhension du vieillissement, mais ouvrent également de nouvelles perspectives pour des traitements et thérapies innovants.

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